contexte agricole
L’agriculture sur le bassin est très largement dominée par l’élevage, essentiellement tourné vers des bovins lait et viande, filières adaptées à un espace d’altitude et aux conditions naturelles locales. Les cultures ne représentent qu’une faible part de la surface agricole du fait de la rudesse du climat, de la nature des sols et des fortes pentes peu favorables.
Les chiffres du dernier recensement général agricole de 2010 totalisent sur le bassin (au prorata de la surface pour les communes partiellement incluses dans le bassin) :
880 exploitations ;
846 Unités de travail Agricole (UTA), unité équivalent au travail d’une personne travaillant à temps plein pendant une année ;
26 587 ha de Surface Agricole Utile (SAU) soit 37,5 % de la superficie du bassin.
Entre les recensements agricoles de 2000 et 2010, le nombre d’exploitations a reculé d’un quart, alors que la surface agricole totale tend à se maintenir, reflétant la tendance nationale à la baisse du nombre d’exploitations avec une augmentation de leurs surfaces.
L’activité agricole est dominée par l’élevage de bovin de type extensif. D’après le Recensement Général Agricole, il y avait 27 560 bovins sur le territoire du Lignon en 2010. Au sein de ce cheptel, on constate une régression marquée du cheptel en bovin lait compensée par le développement de la production de bovins viande avec la recherche de productions ayant une meilleure valeur ajoutée (développement de la découpe et la vente en directe).
Pour les autres cheptels, le nombre exact est plus difficile à renseigner car les exploitations étant moins nombreuses, on tombe plus facilement dans le cadre du secret statistique. Les cheptels communaux (hors bovins) pondérés par les surfaces situées dans le bassin peuvent être estimés à : 6500 porcs, 4500 brebis, 1900 chèvres, 2500 volailles.
90 % de la SAU est constituée des surfaces toujours en herbe et des surfaces fourragères. Les céréales représentent autour de 7 % de la SAU.

Par ailleurs une activité complémentaire de culture de petits fruits (framboises, fraises, cassis, groseilles), s’est développée et continue de se développer. Elle concerne 17 exploitations pour 1 000 tonnes de production sur 30 hectares, essentiellement dans le secteur du Mazet-Saint-Voy et Saint-Jeures.
Deux Appellations d’Origines Protégées (AOP) sont présentes : le Fin gras du Mézenc (viande bovine obtenue à partir de génisses et bœufs nés et élevés sur le Massif du Mézenc à plus de 1100 mètres d’altitude) et le veau des Monts du Velay (veaux fermiers nourris exclusivement au lait de la mère).
Selon les chiffres 2019, de l’association Haute Loire Biologique, 102 exploitations1 sur les communes du territoire travaillent selon les critères de l’agriculture biologique ou en conversion. Ceci correspond à 11,5 % des exploitations agricoles du bassin versant et l’élevage laitier est l’activité principale recensée. De nombreuses exploitations du territoire sont très proches du bio mais ne se certifient pas pour différents motifs.

contexte industriel
La moitié des emplois industriels est regroupée dans l’Yssingelais. Soulignons également l’importance des pôles d’activités de Saint-Pal-de-Mons / Sainte-Sigolène et dans une moindre mesure de Montfaucon-en-Velay.
Les filières sont les suivantes :
• la filière plastique et l’emballage, très présente sur le bassin versant, s’est développée autour de Sainte-Sigolène ;
• la mécanique dont on trouve principalement des unités de sous-traitance en mécanique de précision (Dunières, Montfaucon, Marlhes, Les Villettes…) ;
• l’industrie agroalimentaire, bien alimentée par la filière agricole locale (lait et viande), avec la présence de salaisons et de laiteries (Araules),
• la filière bois représente un gros volume d’activité (240 000 m³ de résineux traités en moyenne par année). La filière se compose de scieries, d’unités de fabrication de charpentes, d’emballage et de fabrique de meubles ;
• le textile et l’habillement a été pendant longtemps l’industrie dominante. Très durement frappée par la crise, cette filière est néanmoins encore présente sur le bassin du Lignon (tissage, confection…) ;
• le secteur de l’électronique est assez récent dans le département, avec quelques entreprises de fabrication de composants passifs à Yssingeaux et de matériels médicochirurgicaux au Mazet-Saint-Voy.
Les autres filières comme l’industrie du bâtiment, des transports, les nouvelles technologies ou bien encore la production d’énergie relèvent parfois du secteur artisanal (petites à très petites entreprises) mais présentent quelques entreprises dynamiques qui contribuent à la bonne tenue du tissu industriel.
En 2019, sur 86 Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) autorisées (dont certaines en cessation d’activité), 30 correspondent à des industries plastiques. Une dizaine d’ICPE correspondent à la filière bois, 7 à des exploitations d’élevage.